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Le service du Commerce de l'UE s'entretient avec l'industrie du tabac malgré une enquête du Médiateur éthique

Les défenseurs de la santé expriment leur inquiétude alors que la division du commerce de la Commission européenne poursuit le dialogue avec des représentants du tabac pendant une enquête en cours sur la transparence du lobbying.

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Le service du Commerce de l'UE s'entretient avec l'industrie du tabac malgré une enquête du Médiateur éthique

Les défenseurs de la santé expriment leur inquiétude alors que la division du commerce de la Commission européenne poursuit le dialogue avec des représentants du tabac pendant une enquête en cours sur la transparence du lobbying.

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Cet article a été traduit automatiquement par l'IA de notre rédaction depuis l'original en anglais. Lire en anglais

BRUXELLES — La direction générale du Commerce de la Commission européenne (DG TRADE) continue de tenir des réunions formelles avec des représentants de l'industrie du tabac, malgré une enquête ouverte par le Médiateur européen sur la surveillance du lobbying d'entreprise par l'organe exécutif. Selon les informations de la journaliste Magdalena Kensy, les organisations de santé publique ont exprimé une vive inquiétude quant au fait que le maintien de l'accès des dirigeants du secteur du tabac auprès des responsables commerciaux de l'UE pourrait miner les réglementations anti-tabac sur les marchés internationaux et violer les obligations mondiales en matière de santé publique. Le dialogue continu entre les négociateurs commerciaux de l'UE et les entreprises du tabac intervient à un moment où les organes de contrôle administratif examinent si les services bruxellois respectent les directives internationales strictes visant à limiter l'influence commerciale sur les politiques de santé publique.

## Key facts - La direction générale du Commerce de la Commission européenne (DG TRADE) a maintenu ses réunions avec des représentants de l'industrie du tabac malgré une enquête en cours du Médiateur européen. - Les défenseurs de la santé avertissent qu'autoriser les lobbyistes du tabac à avoir un accès régulier aux négociateurs commerciaux européens pourrait être utilisé pour contester les lois de santé publique dans des juridictions étrangères. - L'Union européenne est partie juridiquement liée à la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé pour la lutte contre le tabac (WHO FCTC), qui limite les interactions gouvernementales avec les intérêts du tabac. - L'article 5.3 de la WHO FCTC exige explicitement des autorités publiques qu'elles protègent les politiques de santé des intérêts commerciaux du secteur du tabac. - Les politiques de transparence entre les directions générales de la Commission européenne restent hétérogènes, la DG TRADE opérant sous des protocoles d'engagement différents de ceux de la direction générale de la Santé et de la Sécurité alimentaire.

## What happened Selon les informations de Magdalena Kensy, des responsables de la DG TRADE ont maintenu des interactions programmées avec des parties prenantes de l'industrie du tabac, alors même que le Médiateur européen mène une enquête spécifique sur la manière dont la Commission européenne gère la divulgation des activités de lobbying et les contacts avec les entreprises du tabac. Les organisations anti-tabac et les observateurs de la société civile ont découvert que les responsables commerciaux ont continué à accorder des audiences à des représentants commerciaux cherchant à discuter des conditions du commerce international, des protections de la propriété intellectuelle, des tarifs douaniers et des règles du commerce transfrontalier applicables aux produits du tabac.

L'enquête du Médiateur a été ouverte pour évaluer si la Commission européenne dans son ensemble respecte ses obligations en vertu du droit international de la santé. Plus précisément, les organes de contrôle cherchent à savoir si les services non liés à la santé au sein de la branche exécutive — y compris les divisions du commerce, de la fiscalité et du marché intérieur — documentent et justifient systématiquement chaque réunion tenue avec des fabricants de tabac et des associations professionnelles associées.

Les défenseurs de la santé soutiennent qu'en maintenant des canaux de communication ouverts pendant une enquête administrative officielle, la DG TRADE risque d'envoyer le signal que les priorités commerciales priment sur les garanties de santé publique. Les militants soulignent que les entreprises du tabac utilisent fréquemment les consultations commerciales avec les grandes puissances économiques, telles que l'Union européenne à 27 membres, pour soulever des préoccupations concernant les obstacles non tarifaires, les obligations d'emballage neutre et les accises adoptées par des nations souveraines en dehors du bloc. En présentant ces mesures réglementaires comme de potentiels obstacles au commerce lors de réunions avec les négociateurs de l'UE, les représentants de l'industrie peuvent chercher à s'appuyer sur la diplomatie commerciale européenne pour affaiblir les lois anti-tabac à l'étranger.

## Why it matters La poursuite des réunions avec l'industrie du tabac par la DG TRADE comporte des conséquences juridiques, réglementaires et diplomatiques importantes. Au cœur du problème se trouve l'obligation juridique de l'Union européenne en vertu de la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé pour la lutte contre le tabac (WHO FCTC). Conformément à l'article 5.3 du traité, les signataires sont tenus d'interagir avec l'industrie du tabac uniquement lorsque cela est strictement nécessaire pour la réglementation technique, et de veiller à ce que toutes ces interactions se déroulent dans une transparence opérationnelle totale.

Lorsque des services non liés à la santé tels que la DG TRADE traitent les fabricants de tabac comme des acteurs économiques ordinaires, cela crée des frictions institutionnelles au sein de la Commission européenne. La direction générale de la Santé et de la Sécurité alimentaire (DG SANTE) applique un protocole rigoureux qui interdit les réunions avec les intérêts du tabac, sauf exigence explicite de la loi, et impose la publication immédiate de comptes rendus et de procès-verbaux détaillés de réunions. En revanche, la DG TRADE opère selon les directives de transparence standard de la Commission, qui exigent la divulgation des réunions officielles de haut niveau mais n'imposent pas la même interdiction stricte concernant les discussions politiques générales.

Cette divergence crée d'importantes vulnérabilités pour les politiques de santé publique mondiale, en particulier dans les pays en développement et les marchés émergents. Lorsque des pays à revenus faibles ou intermédiaires introduisent des mesures strictes de lutte contre le tabagisme, telles que des avertissements graphiques ou l'interdiction des arômes, les multinationales du tabac affirment fréquemment que ces lois violent les accords commerciaux internationaux ou les règles de propriété intellectuelle. Si les responsables commerciaux de l'UE acceptent les arguments de l'industrie concernant l'accès au marché ou la protection des marques, l'Union européenne peut involontairement finir par faire pression sur des pays tiers pour qu'ils assouplissent leur législation sanitaire nationale lors de négociations commerciales bilatérales ou dans des instances multilatérales.

En outre, la situation affecte la confiance du public dans l'intégrité administrative de l'Union européenne. Les incohérences entre la politique commerciale et la politique de santé mettent en évidence des défis systémiques dans l'exécution d'une gouvernance conjointe entre les différents services de l'exécutif européen.

## The background Le conflit structurel entre politique commerciale et lutte contre le tabagisme au sein de l'exécutif européen a une longue histoire qui remonte à la ratification des traités internationaux de santé. La WHO FCTC a été adoptée par l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2003 et est entrée en vigueur en février 2005. La Communauté européenne a ratifié la convention en juin 2005, rendant ses dispositions juridiquement contraignantes pour l'ensemble des institutions et des États membres de l'UE.

En novembre 2008, la Conférence des Parties à la FCTC a adopté des directives d'application globales pour l'article 5.3. Ces directives stipulent explicitement qu'il existe un conflit d'intérêts fondamental entre les objectifs commerciaux des entreprises du tabac et les objectifs de santé publique des gouvernements. Les directives incitent les États parties à rejeter les partenariats, les accords non contraignants et les interactions non essentielles avec l'industrie du tabac, tout en instaurant une transparence maximale pour toute réunion inévitable.

Malgré ces obligations, la Commission européenne a fait l'objet d'examens minutieux répétés concernant sa gestion du lobbying du tabac. Un tournant majeur s'est produit en octobre 2012 à la suite de la démission du commissaire européen à la Santé John Dalli, sur fond d'accusations liées au lobbying entourant la directive européenne sur les produits du tabac. Cet événement a entraîné un contrôle parlementaire et public accru sur l'accès accordé aux intérêts commerciaux à Bruxelles.

Des enquêtes ultérieures menées par des Médiateurs européens successifs ont à plusieurs reprises mis en évidence des lacunes structurelles dans la manière dont les différents services de la Commission européenne géraient les contacts avec le secteur du tabac. Fin 2015, une enquête du Médiateur a conclu que l'incapacité de la Commission à appliquer les normes de transparence strictes de la DG SANTE à l'ensemble de ses services constituait un cas de mauvaise administration, ciblant spécifiquement la DG TRADE et la direction générale du Marché intérieur, de l'Entrepreneuriat et des PME (DG GROW).

Bien que la Commission ait maintenu que ses règles générales de transparence — introduites en 2014 et exigeant des commissaires, des membres de cabinet et des directeurs généraux qu'ils publient les détails des réunions de lobbying — étaient suffisantes, les groupes de la société civile et les enquêtes successives du Médiateur ont soutenu qu'une transparence générale ne répond pas aux exigences d'information explicites et proactives énoncées à l'article 5.3 de la WHO FCTC.

## Reaction Les interactions continues entre la DG TRADE et les représentants du tabac ont suscité de vives critiques de la part des coalitions de santé publique, des observateurs non gouvernementaux et des experts en politique de santé à travers l'Europe. Des organisations telles que Smoke Free Partnership et Corporate Europe Observatory ont constamment soutenu que les responsables commerciaux doivent adopter les mêmes politiques restrictives que celles appliquées par la DG SANTE. Les défenseurs de la santé soutiennent que les produits du tabac ne peuvent pas être traités comme des biens de consommation ordinaires en raison de leurs risques sanitaires inhérents et des cadres juridiques régissant leur contrôle.

Au sein des canaux administratifs européens, le Médiateur européen a maintenu la pression sur l'exécutif pour imposer un alignement interservices. Le bureau du Médiateur a constamment souligné que la transparence institutionnelle est essentielle pour maintenir la confiance du public et respecter les obligations découlant des traités internationaux.

Historiquement, la Commission européenne a répondu à ces critiques en faisant valoir que les responsables commerciaux ont besoin d'informations techniques provenant des secteurs commerciaux pour traiter des questions telles que la classification des produits, la sécurité de la chaîne d'approvisionnement et la lutte contre le commerce illicite. Cependant, la Commission a fait l'objet de questions continues de la part des membres du Parlement européen, en particulier au sein de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI), qui exigent régulièrement la divulgation complète de toutes les interactions entre les services de l'exécutif et les lobbyistes du tabac.

## What we don't know yet Plusieurs détails clés concernant les engagements en cours et l'enquête administrative restent non divulgués dans les rapports actuels : - Les dates précises, les ordres du jour officiels et les listes complètes des participants pour les réunions spécifiques tenues entre les responsables de la DG TRADE et les représentants du tabac. - Les sujets réglementaires spécifiques ou les accords commerciaux internationaux en cours de discussion lors de ces sessions. - La portée exacte et le calendrier de publication prévu pour les conclusions finales du Médiateur européen concernant la conformité actuelle de la DG TRADE. - La question de savoir si la Commission européenne prévoit de réviser ses directives internes afin d'établir une politique uniforme et contraignante dans l'ensemble des directions générales concernant le respect de l'article 5.3 de la FCTC.

## What to watch À l'avenir, plusieurs évolutions clés détermineront si la politique commerciale de l'UE s'alignera sur des normes plus strictes de lutte contre le tabagisme : - La publication du rapport d'enquête officiel du Médiateur européen et de toute recommandation associée adressée à la Commission européenne. - La réponse officielle de l'exécutif de la Commission européenne précisant si elle acceptera ou rejettera les conclusions du Médiateur. - Les mises à jour publiques du registre de transparence de l'UE détaillant les réunions de lobbying officielles tenues par les hauts responsables commerciaux. - Les débats interinstitutionnels au sein du Parlement européen, en particulier lors des auditions en commission au cours desquelles les députés européens peuvent interroger les responsables commerciaux sur le respect de la FCTC. - Les travaux des prochaines sessions de la Conférence des Parties (COP) à la WHO FCTC, où l'application mondiale des directives de l'article 5.3 sera évaluée par les délégués internationaux.

Les informations présentées dans cet article sont basées sur des révélations publiées par Magdalena Kensy.

Source : Magdalena Kensy

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