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MSF alerte : la violence des colons et la crise économique coupent l'accès aux soins en Cisjordanie

L'escalade des violences et la grave détresse financière à Hébron privent les Palestiniens vulnérables d'accès aux traitements médicaux essentiels ou des moyens de se les offrir, selon Médecins Sans Frontières.

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MSF alerte : la violence des colons et la crise économique coupent l'accès aux soins en Cisjordanie

L'escalade des violences et la grave détresse financière à Hébron privent les Palestiniens vulnérables d'accès aux traitements médicaux essentiels ou des moyens de se les offrir, selon Médecins Sans Frontières.

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Cet article a été traduit automatiquement par l'IA de notre rédaction depuis l'original en anglais. Lire en anglais

L'augmentation des violences commises par les colons, aggravée par de stricts contrôles militaires des déplacements et une grave détresse économique, limite fortement l'accès des Palestiniens aux soins de santé primaires dans l'ensemble de la Cisjordanie occupée, selon une évaluation publiée le 20 août 2026 par l'organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF). Se concentrant sur le gouvernorat de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, l'organisation rapporte que les habitants souffrant de pathologies chroniques sont de moins en moins en mesure de se rendre dans les cliniques opérationnelles ou de s'offrir des soins privés, alors que l'infrastructure médicale publique croule sous une pression continue. Le communiqué souligne comment l'insécurité physique, les retards aux points de contrôle (checkpoints) et la pauvreté généralisée se sont conjugués pour priver des milliers de civils de soins médicaux adéquats dans l'une des régions les plus instables du territoire.

## Faits marquants - Le 20 août 2026, Médecins Sans Frontières (MSF) a détaillé les entraves majeures aux soins médicaux auxquelles sont confrontés les résidents palestiniens du gouvernorat de Hébron. - Le Dr Mohammad Haroub, coordinateur médical adjoint de MSF à Hébron, a rapporté que les patients démunis atteints de maladies chroniques ne peuvent pas s'offrir de traitements médicaux privés alors que les services publics font face à des déficits. - L'augmentation des blocages physiques, des checkpoints militaires et des intimidations de colons continue d'empêcher les patients et le personnel médical d'atteindre les établissements de santé. - Les centres médicaux publics gérés par le ministère palestinien de la Santé fonctionnent sous une lourde pression en raison du manque de ressources et de contraintes financières. - En vertu des normes humanitaires internationales, notamment la Quatrième Convention de Genève, une puissance occupante a l'obligation de maintenir les établissements de santé publique et d'autoriser le passage sans entrave du personnel soignant.

## Ce qui s'est passé Selon le rapport publié par Médecins Sans Frontières, la situation humanitaire dans la région de Hébron a atteint un point critique en raison des pressions combinées de l'insécurité et de l'épuisement financier. Les équipes médicales opérant dans la région rapportent que les populations civiles vivant dans des villages isolés et des enclaves urbaines à forte tension sont confrontées à des obstacles systémiques lorsqu'elles tentent d'obtenir des soins de routine, des traitements préventifs ou des interventions médicales d'urgence.

Le Dr Mohammad Haroub, coordinateur médical adjoint de MSF à Hébron, a déclaré qu'une part importante de la population vit avec des maladies chroniques non prises en charge parce que les établissements publics manquent de fournitures nécessaires et que les patients ne peuvent pas assumer le coût financier des prestataires de soins privés. Le déclin économique en Cisjordanie a privé les foyers de leur sécurité financière de base, rendant les consultations simples et les médicaments essentiels inaccessibles pour les communautés vulnérables.

Au-delà des obstacles financiers, l'accès physique aux installations de santé s'est considérablement détérioré. Les checkpoints militaires israéliens, les fermetures de routes, les merlons de terre et les portes de sécurité installés autour des villages palestiniens empêchent fréquemment les ambulances et le personnel médical de se déplacer librement. Les résidents cherchant des soins médicaux sont souvent contraints de franchir les barrages militaires à pied ou de faire de longs détours non goudronnés à travers les terres agricoles. De plus, les harcèlements et les actes de violence commis par des colons israéliens à proximité des hameaux agricoles et des avant-postes de colonies ont dissuadé les patients de se rendre dans les centres médicaux urbains par crainte d'agressions physiques.

Pour faire face à ces lacunes de couverture grandissantes, MSF a déployé des cliniques médicales mobiles afin de dispenser des soins de santé de base, des examens pédiatriques, des services de santé maternelle et un soutien psychologique directement aux communautés sous-équipées du gouvernorat de Hébron. Cependant, les coordinateurs humanitaires soulignent que les unités mobiles n'offrent qu'un filet de sécurité temporaire et ne peuvent se substituer à une infrastructure de santé publique fonctionnelle et accessible, capable de gérer des traumatismes graves, des chirurgies complexes ou la prise en charge continue des maladies chroniques.

## Pourquoi c'est important La convergence des perturbations violentes et des entraves à l'accès aux soins entraîne des conséquences profondes pour la santé publique, les économies locales et les opérations humanitaires régionales en Cisjordanie. Lorsque des patients atteints de pathologies chroniques telles que l'hypertension, le diabète et les maladies cardiovasculaires sont contraints de renoncer au suivi de routine et aux médicaments en raison des restrictions de déplacement ou de la pauvreté, des problèmes médicaux gérables se transforment rapidement en urgences vitales.

L'obstruction systémique des transports d'urgence augmente encore le risque de mortalité. Les ambulances transportant des patients dans un état grave font face à des contrôles prolongés et à des retards imprévisibles aux checkpoints militaires, réduisant la fenêtre d'intervention critique nécessaire pour la prise en charge des traumatismes, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des accouchements compliqués. Ce retard opérationnel menace directement le taux de survie des patients et exerce une pression immense sur le personnel d'urgence en première ligne.

Sur le plan économique, la crise sanitaire reflète l'effondrement plus large de l'économie locale en Cisjordanie. L'annulation des permis de travail israéliens pour des dizaines de milliers de travailleurs palestiniens, associée aux graves perturbations du commerce local et des récoltes agricoles, a supprimé les principaux revenus des ménages à travers le territoire. Privées de revenus, les familles sont contraintes de prioriser la survie alimentaire de base au détriment des dépenses médicales, ce qui accroît la vulnérabilité des communautés aux maladies évitables.

Pour la communauté d'aide internationale, la situation met en lumière le fardeau insoutenable imposé aux organisations non gouvernementales. Bien que des groupes comme MSF fournissent des secours d'urgence vitaux, les institutions à but non lucratif ne peuvent pas financer ou remplacer indéfiniment les services publics d'un État pour une population de plus de trois millions de personnes. L'érosion de la prestation ordinaire des soins de santé publique risque de créer des déficits sanitaires à long terme qui persisteront sur plusieurs générations.

## Contexte Le gouvernorat de Hébron, situé dans le sud de la Cisjordanie, est depuis longtemps un point chaud majeur des tensions régionales. En vertu du protocole de Hébron de 1997, signé entre Israël et l'Autorité palestinienne à la suite des accords d'Oslo, la ville de Hébron a été divisée en deux zones administratives distinctes : H1 et H2. La zone H1, qui comprend environ 80 % de la ville, a été placée sous l'administration civile et sécuritaire de l'Autorité palestinienne. La zone H2, qui couvre les 20 % restants et englobe la vieille ville historique, est restée sous le contrôle militaire exclusif d'Israël afin de protéger plusieurs centaines de colons israéliens résidant dans des enclaves fortifiées aux côtés de dizaines de milliers d'habitants palestiniens.

À l'échelle de l'ensemble de la Cisjordanie, le contrôle administratif demeure divisé sous le cadre d'Oslo II établi en 1995. La zone C, qui représente environ 60 % de la superficie totale de la Cisjordanie et comprend des terres agricoles vitales ainsi que des hameaux ruraux, reste sous le contrôle civil et militaire complet d'Israël. Les permis de construire pour les infrastructures de santé, les installations d'eau et le logement en zone C sont rarement accordés aux communautés palestiniennes, ce qui restreint sévèrement le développement institutionnel local.

Les conditions de sécurité et les restrictions de déplacement dans la zone C et la région de Hébron se sont dramatiquement dégradées après le déclenchement du conflit à Gaza en octobre 2023. Les forces militaires israéliennes ont mis en place de nombreuses fermetures de routes, d'ériger des dizaines de nouveaux barrages physiques et d'intensifier les opérations de recherche dans les municipalités de Cisjordanie. Dans le même temps, les incidents de violence liés aux colons contre les communautés agricoles palestiniennes se sont nettement multipliés, entraînant le déplacement de plusieurs hameaux ruraux, la destruction de systèmes de stockage d'eau et de graves dommages aux terres agricoles.

S'ajoutant à ces obstacles physiques, une grave crise des finances publiques frappe l'Autorité palestinienne. Le blocage des recettes fiscales transférées et le déclin de l'aide étrangère directe ont sévèrement restreint le budget de fonctionnement de l'Autorité, provoquant des retards persistants ou des réductions des salaires des fonctionnaires. Le personnel soignant des cliniques publiques et des hôpitaux n'a fréquemment perçu qu'un salaire partiel pendant de longues périodes, ce qui a contribué à de graves pénuries de personnel médical et à la réduction des heures d'ouverture des établissements publics.

## Réactions Les organisations internationales des droits de l'homme, les agences humanitaires et les responsables de la santé publique ont exprimé à plusieurs reprises leur alarme face à l'impact des restrictions militaires et des violences physiques sur l'accès aux soins dans les territoires palestiniens occupés. Les représentants du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont constamment appelé à la protection des infrastructures civiles et des urgentistes, soulignant que les services de santé doivent rester strictement neutres et accessibles pendant les conflits.

Les experts en droit humanitaire rappellent régulièrement la Quatrième Convention de Genève, qui établit des obligations claires pour une puissance occupante concernant le bien-être des populations civiles. En vertu du droit international, l'autorité occupante doit assurer le maintien des établissements médicaux et hospitaliers et permettre le passage sans entrave du personnel médical, du matériel et des véhicules d'urgence.

Alors que les responsables de la sécurité israéliens soutiennent généralement que les checkpoints et les restrictions de déplacement sont nécessaires pour prévenir les menaces sécuritaires et protéger la vie des citoyens, les organismes de défense des droits de l'homme soutiennent que les interdictions de déplacement généralisées et l'absence de contrôle des violences non étatiques constituent une punition collective. La situation humanitaire en cours en Cisjordanie devrait rester un sujet central lors des prochains débats à l'Assemblée générale des Nations Unies et lors d'auditions officielles devant les instances internationales des droits de l'homme à Genève.

## Ce que l'on ignore encore Malgré les rapports de terrain détaillés fournis par les agences de secours, plusieurs aspects critiques de la situation sanitaire dans le sud de la Cisjordanie restent difficiles à quantifier en raison de l'instabilité des conditions de sécurité et du manque de données : - L'ampleur réelle des complications médicales non enregistrées et des décès survenant dans les communautés rurales isolées en raison des retards de transport d'urgence ou de l'abandon des traitements réguliers. - Le nombre exact de visites de cliniques mobiles annulées ou refoulées aux checkpoints militaires chaque semaine dans les zones reculées de la zone C et de Masafer Yatta. - La pérennité financière future des efforts d'aide humanitaire internationale en Cisjordanie alors que les budgets mondiaux d'aide subissent des coupes généralisées. - Si les futurs mécanismes administratifs ou négociations diplomatiques déboucheront sur des protocoles concrets pour simplifier le passage des checkpoints pour le personnel de santé publique et les unités de soins mobiles à but non lucratif.

## À surveiller Pour comprendre comment la crise médicale à Hébron et dans l'ensemble de la Cisjordanie va évoluer, plusieurs indicateurs clés doivent être suivis de près : - Les mises à jour de terrain et rapports statistiques régulièrement publiés par MSF, l'OCHA et le ministère palestinien de la Santé concernant les heures d'ouverture des cliniques, les stocks de médicaments et les effectifs du personnel soignant. - Les annonces officielles de l'Autorité palestinienne concernant le versement des salaires de la fonction publique, les allocations de santé publique et l'aide budgétaire internationale. - Les décisions de justice, les rapports d'enquête internationaux ou les résolutions de l'ONU abordant la légalité et le statut opérationnel des obstacles physiques aux déplacements et de l'expansion des colonies en zone C. - Les périodes agricoles saisonnières, en particulier la récolte annuelle des olives en automne, qui correspondent historiquement à une augmentation des incidents sécuritaires, des restrictions de déplacement et des conflits d'accès aux terres civiles dans les gouvernorats ruraux de Cisjordanie.

Ce rapport est basé sur la documentation originale et les évaluations de terrain publiées par Médecins Sans Frontières (MSF).

Source : doctorswithoutborders.org

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