Moscou signale sa volonté de maintenir ses liens avec la Slovaquie dans le combustible nucléaire
La Russie s'est dite prête à maintenir sa coopération dans l'énergie nucléaire avec la Slovaquie, mettant en avant des décennies de livraisons ininterrompues de combustible malgré les efforts européens plus larges visant à se détacher de Moscou.
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Moscou signale sa volonté de maintenir ses liens avec la Slovaquie dans le combustible nucléaire
La Russie s'est dite prête à maintenir sa coopération dans l'énergie nucléaire avec la Slovaquie, mettant en avant des décennies de livraisons ininterrompues de combustible malgré les efforts européens plus larges visant à se détacher de Moscou.
Cet article a été traduit automatiquement par l'IA de notre rédaction depuis l'original en anglais. Lire en anglais

Des responsables russes ont confirmé la disposition de Moscou à poursuivre la coopération avec la Slovaquie dans le secteur de l'énergie nucléaire civile, mettant en avant des décennies de livraisons commerciales de combustible comme preuve de fiabilité. Le ministre russe des Sciences et de l'Enseignement supérieur, Valery Falkov, a évoqué les relations énergétiques bilatérales, affirmant que les entités industrielles russes ont fidèlement respecté leurs obligations contractuelles envers les installations nucléaires slovaques sur une longue période, selon des informations rapportées par l'agence de presse d'État russe TASS. Cette déclaration souligne la volonté de Moscou de préserver ses derniers points d'ancrage commerciaux et techniques au sein des infrastructures énergétiques européennes, au moment même où les États membres de l'Union européenne surmontent des obstacles juridiques, financiers et logistiques croissants pour réduire leur dépendance à l'égard des technologies soutenues par l'État russe.
## Faits marquants
- Le ministre russe des Sciences et de l'Enseignement supérieur, Valery Falkov, a affirmé l'ouverture de Moscou à une coopération bilatérale continue concernant la production d'énergie nucléaire avec la Slovaquie. - Falkov a souligné que les fournisseurs industriels russes ont historiquement honoré des contrats d'approvisionnement de longue date pour livrer sans interruption du combustible nucléaire aux installations slovaques. - La Slovaquie dépend fortement de l'énergie nucléaire, générant plus de la moitié de son électricité nationale à partir de réacteurs à eau pressurisée VVER-440 de conception soviétique. - Le parc slovaque est réparti sur deux centrales commerciales, Bohunice et Mochovce, toutes deux conçues à l'origine pour utiliser des assemblages combustibles fabriqués par la société russe TVEL, une division de la corporation d'État Rosatom. - Cette ouverture intervient dans le cadre de stratégies généralisées de l'Union européenne visant à remplacer l'uranium enrichi et les conceptions spécifiques de combustible russes par des alternatives occidentales.
## Ce qui s'est passé
Dans des propos rapportés par TASS, le ministre Valery Falkov a réitéré la volonté du Kremlin d'approfondir les liens techniques et commerciaux avec Bratislava dans le domaine nucléaire. Falkov a souligné que les entreprises spécialisées de la Fédération de Russie affichent un historique ininterrompu de livraisons d'assemblages combustibles aux centrales nucléaires slovaques depuis plusieurs décennies. En mettant en avant ce bilan, le ministre a présenté les fournisseurs russes comme des partenaires commerciaux fiables qui respectent rigoureusement leurs engagements contractuels, quelles que soient les tensions politiques plus larges entre Moscou et les capitales européennes.
Bien que ces déclarations portent sur la continuité opérationnelle, elles reflètent un dialogue en cours concernant l'avenir technique des principaux actifs de production électrique de la Slovaquie. L'énergie nucléaire demeure la pierre angulaire du réseau électrique slovaque. Le pays exploite quatre tranches VVER-440 en activité : deux à la centrale de Jaslovské Bohunice V2 et deux tranches opérationnelles à la centrale de Mochovce, parallèlement aux travaux de mise en service et de développement de Mochovce Unit 4. Ces réacteurs à eau légère pressurisée de conception soviétique ont été conçus autour d'assemblages hexagonaux de barres de combustible produits presque exclusivement par TVEL Fuel Company, la branche de fabrication de la société d'État russe d'énergie atomique Rosatom.
Les déclarations de Falkov constituent une offre explicite de maintien des services techniques, des cycles de fabrication et des livraisons de matières nucléaires à destination de Bratislava. La dépêche n'indique pas si des négociations bilatérales officielles portant sur de nouveaux accords d'approvisionnement ou sur des cadres élargis de services techniques ont eu lieu en marge des déclarations publiques du ministre, pas plus qu'elle ne précise de calendrier de livraison ou de tarification spécifiques.
## Les enjeux
La déclaration de Moscou touche directement à l'une des vulnérabilités les plus complexes de la sécurité énergétique en Europe centrale. Contrairement au pétrole et au gaz naturel, qui peuvent être substitués via les marchés maritimes mondiaux, les interconnexions de gazoducs et les terminaux de gaz naturel liquéfié, la substitution du combustible nucléaire exige des homologations réglementaires rigoureuses, une métallurgie de pointe et des conceptions d'ingénierie propriétaires. Les réacteurs VVER-440 exploités en Slovaquie, en République tchèque, en Hongrie et en Finlande présentent des géométries de cœur hexagonales étroites qui diffèrent fondamentalement des assemblages combustibles carrés utilisés dans les réacteurs à eau pressurisée de conception occidentale.
Pour la Slovaquie, le maintien de la stabilité de la charge de base est primordial. L'énergie nucléaire représente environ 60 % de la production totale d'électricité du pays, ce qui fait de la Slovaquie l'une des économies les plus dépendantes du nucléaire au monde, aux côtés de la France. Le récent raccordement au réseau de Mochovce Unit 3 a hissé le pays au rang d'exportateur net d'électricité. Toute perturbation soudaine de l'approvisionnement en combustible ou de la maintenance technique pourrait menacer la productivité industrielle, déstabiliser la fréquence du réseau et provoquer de fortes flambées des prix sur le marché intégré de l'énergie en Europe centrale.
À l'échelle de l'Union européenne, les propos de Falkov mettent en lumière les fractures persistantes entre États membres quant aux sanctions visant le secteur nucléaire civil russe. Si la Commission européenne et plusieurs membres du Nord et de l'Est ont plaidé pour des mesures ciblées contre Rosatom, les pays exploitant des flottes VVER ont constamment résisté aux sanctions généralisées en l'absence d'alternatives viables et homologuées en combustible. En réaffirmant sa fiabilité, Moscou cherche à préserver ses relations commerciales avec des gouvernements européens bienveillants ou pragmatiques, freinant ainsi l'élan en faveur d'un boycott européen coordonné des exportations nucléaires russes.
## Contexte
L'imbrication technologique entre la Slovaquie et le secteur nucléaire russe remonte au milieu du XXe siècle, lorsque l'ancienne Tchécoslovaquie a adopté l'architecture nucléaire soviétique comme colonne vertébrale de son plan d'industrialisation lourde. Le site de Jaslovské Bohunice a vu ses premières tranches commerciales mises en service sous la direction technique soviétique, aboutissant à la construction des modèles de réacteurs VVER-440 V-213 toujours en service aujourd'hui. Un projet ultérieur à Mochovce, lancé dans les années 1980, a utilisé la même technologie de réacteur. Après la dissolution de la Tchécoslovaquie en 1993, la Slovaquie a hérité de ces actifs et maintenu des dépendances techniques envers les fabricants russes pour les éléments de combustible enrichi et les protocoles de gestion du combustible usé.
Pendant des décennies, les relations commerciales ont fonctionné sans heurt par l'intermédiaire de l'exploitant Slovenské elektrárne et du fabricant de combustible russe TVEL. Toutefois, le paysage géopolitique a basculé après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en février 2022. L'Union européenne a adopté de stricts paquets de sanctions ciblant le charbon, le brut transporté par voie maritime et les produits pétroliers raffinés russes, tout en établissant la stratégie REPowerEU afin de sortir de la dépendance aux combustibles fossiles russes. L'énergie nucléaire est cependant restée remarquablement absente des trains de sanctions officiels de l'UE, en grande partie en raison de la règle de l'unanimité et de la vive opposition des États membres fortement dépendants de leurs réacteurs VVER.
Malgré l'absence d'interdictions officielles de l'UE sur le combustible russe, les exploitants régionaux ont pris des mesures pour protéger leurs chaînes d'approvisionnement contre d'éventuels futurs embargos ou blocages logistiques. Slovenské elektrárne a engagé des démarches de diversification, signant des accords bilatéraux avec des fournisseurs occidentaux alternatifs, notamment l'américain Westinghouse Electric Company et le français Framatome, pour développer et faire homologuer du combustible de fabrication occidentale compatible avec les réacteurs VVER-440. L'homologation d'un tel combustible nécessite des validations de sûreté exhaustives par l'Autorité de sûreté nucléaire slovaque (ÚJD SR) afin de vérifier la stabilité thermohydraulique, la neutronique et l'intégrité du gainage sous les pressions de fonctionnement. Le climat politique à Bratislava a également évolué après le retour au pouvoir du Premier ministre Robert Fico, dont l'administration met l'accent sur la souveraineté économique nationale, s'oppose aux sanctions étendues pénalisant les industries locales et affiche une posture pragmatique en faveur du maintien des liens opérationnels avec les exportateurs d'énergie russes.
## Réactions
La dépêche initiale de TASS ne fait état d'aucune réaction officielle du ministère slovaque de l'Économie, de l'exploitant Slovenské elektrárne ou des autorités de régulation européennes. Les représentations diplomatiques occidentales et les institutions européennes devraient accueillir les assurances publiques de Moscou avec scepticisme, conformément à l'objectif affiché de Bruxelles de réduire la dépendance des infrastructures critiques vis-à-vis d'États non alliés.
À Bratislava, le débat politique autour du combustible nucléaire oppose généralement les stratèges de la sécurité nationale, favorables à une diversification occidentale rapide, aux pragmatiques, préoccupés par les risques techniques, les stocks de combustible et les coûts de production. Slovenské elektrárne a précédemment affirmé disposer de réserves stratégiques de combustible suffisantes pour faire fonctionner ses réacteurs pendant plusieurs années, ce qui donne à l'exploitant le temps de certifier de nouvelles conceptions de combustible sans risquer de déficit immédiat de production. À Bruxelles, la Commission européenne devrait continuer à surveiller les contrats de combustible des États membres au titre du traité Euratom, qui charge l'Agence d'approvisionnement d'Euratom de veiller à ce que tous les utilisateurs de l'UE bénéficient d'un approvisionnement régulier et équitable en minerais et combustibles nucléaires, tout en évitant une dépendance excessive à l'égard d'un fournisseur unique tiers.
## Ce que l'on ignore encore
La dépêche laisse en suspens d'importantes questions techniques et administratives. Il n'est pas établi si la déclaration de Falkov reflète des négociations contractuelles confidentielles en cours entre des entités russes et les autorités slovaques, ou s'il s'agit d'un signal politique unilatéral destiné à décourager une plus grande intégration de la Slovaquie avec des fournisseurs de combustible occidentaux. Le compte rendu ne précise pas l'état actuel des contrats de livraison de combustible existants, ni si les livraisons prévues pour les prochains cycles d'exploitation ont rencontré des contraintes d'acheminement, compte tenu des fermetures d'espaces aériens et des restrictions de transit maritime à travers l'Europe.
De plus, la viabilité logistique à long terme des expéditions de combustible russe demeure incertaine. Historiquement, les assemblages nucléaires étaient acheminés directement à Bratislava par des avions-cargos spécialisés bénéficiant d'exemptions diplomatiques. La question de savoir si ces couloirs de transit resteront légalement et logistiquement ouverts à moyen terme, en particulier si la réglementation de l'espace aérien européen venait à se durcir encore, n'a été précisée par aucun des deux gouvernements.
## À surveiller
Plusieurs échéances à venir permettront de déterminer si la Russie conserve son rôle dans le programme nucléaire civil slovaque. Les observateurs scruteront les annonces officielles de l'Autorité de sûreté nucléaire slovaque concernant le calendrier d'homologation des assemblages combustibles alternatifs développés par Westinghouse et Framatome. Toute autorisation formelle permettant d'introduire des assemblages d'essai dans les cœurs de Bohunice ou de Mochovce marquera le début opérationnel de la transition pour s'affranchir de TVEL.
Des discussions diplomatiques majeures au sein de l'Union européenne détermineront également si les futurs paquets de sanctions tenteront d'imposer des restrictions directes aux filiales de Rosatom, aux services d'ingénierie ou aux voies d'approvisionnement en uranium. Les observateurs devront suivre les prochains échanges bilatéraux entre le ministère slovaque de l'Économie et l'Agence d'approvisionnement d'Euratom concernant le renouvellement des contrats de combustible, ainsi que les publications officielles de Slovenské elektrárne détaillant ses stocks de réserve et ses calendriers de maintenance pour Mochovce Unit 4, qui approche de son intégration commerciale complète.
Cet article s'appuie sur les premiers éléments publiés par l'agence de presse d'État russe TASS concernant les déclarations du ministre Valery Falkov.
Source : tass.com


