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Des agronomes suisses prévoient le développement de la culture de fruits exotiques avec le réchauffement climatique

L'augmentation des températures et l'allongement des saisons de culture pourraient permettre aux agriculteurs suisses de cultiver des fruits subtropicaux, transformant ainsi le paysage agricole traditionnel du pays.

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Des agronomes suisses prévoient le développement de la culture de fruits exotiques avec le réchauffement climatique

L'augmentation des températures et l'allongement des saisons de culture pourraient permettre aux agriculteurs suisses de cultiver des fruits subtropicaux, transformant ainsi le paysage agricole traditionnel du pays.

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Cet article a été traduit automatiquement par l'IA de notre rédaction depuis l'original en anglais. Lire en anglais

Des agronomes suisses prévoient le développement de la culture de fruits exotiques avec le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique redéfinit les limites environnementales de l'agriculture européenne, et les chercheurs agronomes suisses prévoient que les fruits exotiques et subtropicaux pourraient bientôt s'implanter durablement en Suisse. Selon un reportage de Noemi Bachofner et Luigi Jorio, l'évolution des régimes de température et l'allongement des saisons de culture sans gel élargissent les horizons de l'agriculture suisse au-delà des cultures traditionnelles de climat froid. Bien que les vergers suisses aient longtemps été caractérisés par des fruits à pépins comme les pommes et les poires, l'accélération des changements climatiques crée des conditions thermiques capables d'accueillir des cultures historiquement réservées aux latitudes méditerranéennes ou subtropicales.

## Key facts - Les projections des chercheurs en agronomie indiquent que le réchauffement climatique pourrait rendre possible la culture commerciale d'espèces de fruits exotiques en Suisse. - Le climat suisse se réchauffe à un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, entraînant des déplacements significatifs des zones thermiques dans les régions agricoles alpines et de plaine. - La dynamique météorologique changeante prolonge les périodes sans gel tout en augmentant la fréquence des vagues de chaleur estivales et des périodes de sécheresse sur le Plateau suisse. - Les agronomes soulignent que, malgré des températures moyennes plus élevées, des gelées tardives de printemps imprévisibles restent un facteur de risque critique pour les cultures non indigènes sensibles. - La transition vers des variétés de cultures exotiques exige des investissements en capital considérables à long terme, des infrastructures d'irrigation modifiées et des stratégies adaptées de gestion des ravageurs.

## What happened Comme le détaillent Noemi Bachofner et Luigi Jorio dans leur reportage, les chercheurs en agronomie qui évaluent les trajectoires climatiques prévoient une transition structurelle du type de flore capable de survivre et de fructifier sur le sol suisse. Les projections indiquent que des températures de base plus élevées, des conditions hivernales plus douces et un déplacement vers le haut des zones thermiques pourraient permettre la culture d'espèces telles que les figues, les kiwis, les kakis, les grenades, les agrumes et les olives à une échelle inédite dans le pays.

Les mécanismes de ce changement reposent sur la modification des unités thermiques cumulées — souvent mesurées en degrés-jours de croissance — et sur la réduction des événements de froid extrême pendant les mois d'hiver. Historiquement, les températures hivernales minimales absolues très basses constituaient une barrière infranchissable pour les plantes vivaces subtropicales, provoquant la mort du bois ou la destruction des systèmes racinaires. Avec la tendance à l'adoucissement des températures hivernales sur le Mittelland suisse et dans les basses vallées, cette principale contrainte physique à la survie des plantes diminue.

Cependant, les agronomes rappellent que cette transition ne se résume pas à remplacer des pommiers par des orangeraies. Le changement climatique entraîne des arbitrages biologiques complexes. Bien que le cumul thermique annuel total augmente, la variabilité du climat suisse signifie que des vagues de chaleur hors saison en février ou mars peuvent provoquer un débourrement précoce chez les espèces exotiques. Des vagues de froid ultérieures ou des gelées tardives au printemps peuvent alors détruire les fleurs vulnérables et les jeunes pousses, menaçant des récoltes annuelles entières, même lors d'années globalement plus chaudes.

De plus, les scientifiques soulignent que les différentes cultures exotiques présentent des exigences physiologiques variées. Des espèces comme les figuiers et les grenadiers possèdent une rusticité au froid relativement robuste pendant leur dormance hivernale profonde, contrairement aux agrumes à feuillage persistant, qui subissent de graves dommages au feuillage et aux fruits à des températures à peine inférieures à zéro. Par conséquent, les premiers changements devraient se concentrer sur des cultivars subtropicaux tolérants au froid, passant progressivement de microclimats spécialisés — comme le canton méridional du Ticino et les versants abrités du Valais — à des zones agricoles de plaine plus étendues.

## Why it matters L'arrivée potentielle de la culture de fruits exotiques en Suisse a des implications majeures pour l'économie agricole, la balance commerciale alimentaire nationale et la gestion de l'environnement en Europe centrale. Pour les agriculteurs suisses, dont les marges bénéficiaires sont souvent comprimées par des coûts de production nationaux élevés et des réglementations environnementales strictes, les cultures spécialisées à forte valeur ajoutée représentent une occasion lucrative de diversifier leurs sources de revenus. Alors que les cultures de base traditionnelles voient leurs rendements diminuer sous l'effet du stress thermique estival et de sécheresses prolongées, les fruits exotiques à forte valeur ajoutée pourraient offrir des rendements financiers par hectare plus élevés.

Du point de vue commercial, la production nationale de produits subtropicaux pourrait réduire en partie la forte dépendance de la Suisse à l'égard des importations de fruits en provenance d'Europe du Sud, d'Afrique du Nord et d'Amérique du Sud. Raccourcir les chaînes d'approvisionnement pour des produits tels que les figues ou les kiwis réduit les émissions liées au transport international et protège le marché intérieur contre les perturbations logistiques et les chocs climatiques extérieurs. Toutefois, les producteurs suisses doivent faire face à des coûts élevés de main-d'œuvre et du foncier, ce qui signifie que les fruits exotiques produits dans le pays entreraient probablement sur le marché en tant que produits spécialisés haut de gamme plutôt qu'en tant que marchandises de grand volume à bas prix.

Sur le plan écologique, cette transition pose d'importants défis en matière d'attribution des ressources, en particulier pour la gestion de l'eau. Les cultures subtropicales nécessitent souvent une irrigation importante et constante lors des pics de croissance estivaux, qui coïncident avec les périodes où le débit des rivières et les niveaux des nappes phréatiques en Suisse sont historiquement les plus bas. Si la demande en eau de l'agriculture augmente fortement pendant les sécheresses estivales, les autorités locales de gestion de l'eau devront faire des choix d'arbitrage difficiles entre l'irrigation agricole, la consommation domestique, les besoins industriels et le maintien des débits écologiques des cours d'eau. De plus, le réchauffement des conditions environnementales facilite la migration vers le nord de ravageurs et de maladies végétales non indigènes, obligeant les producteurs à développer de nouvelles pratiques de lutte intégrée contre les ravageurs sans dépendre de manière excessive des traitements chimiques.

## The background Le paysage agricole suisse est façonné par une topographie diverse et des systèmes météorologiques alpins particuliers. Historiquement, l'agriculture sur le Plateau suisse (Mittelland) s'est concentrée sur la production laitière, les grandes cultures céréalières et les fruits d'arbre résistants au froid comme les pommes, les poires et les prunes. L'agriculture spécialisée de climat chaud était limitée à des microclimats distincts : le canton du Ticino, situé au sud de la chaîne alpine principale, qui jouit d'un climat subtropical humide à méditerranéen, et la vallée intra-alpine sèche et ensoleillée du Valais, réputée depuis longtemps pour sa viticulture et ses vergers d'abricots.

Au cours du siècle dernier, les données d'observation climatique compilées par l'Federal Office of Meteorology and Climatology (MeteoSwiss) révèlent que la Suisse a connu une hausse de température de plus de 2 degrees Celsius par rapport à la période préindustrielle de référence (1864–1910). Ce rythme de réchauffement est environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, un phénomène typique des régions montagneuses enclavées et de haute latitude où les boucles de rétroaction neige-albédo et les interactions terre-atmosphère amplifient les hausses thermiques.

Les scénarios climatiques officiels, tels que les Swiss Climate Scenarios CH2018, prévoient que sans une réduction rapide des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les températures moyennes estivales en Suisse pourraient augmenter de 2.5 à 4.5 degrees Celsius supplémentaires d'ici la fin du 21st century. Ces projections anticipent également une baisse marquée des précipitations estivales combinée à une augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur.

Le secteur agricole a déjà commencé à s'adapter à ces mutations au cours des dernières décennies. Les viticulteurs suisses, par exemple, ont progressivement modifié l'encépagement de leurs vignobles, plantant des cépages rouges amateurs de chaleur comme la Syrah, le Merlot et le Cornalin dans des endroits auparavant réservés à des cépages blancs de climat plus frais comme le Chasselas. Des instituts de recherche expérimentale comme Agroscope, le centre fédéral suisse de recherche agronomique, ont mené des essais sur la résistance des cultures à la sécheresse, la santé des sols et des cultivars alternatifs afin de préparer l'infrastructure agricole du pays aux nouvelles conditions climatiques.

## Reaction Les groupements professionnels agricoles et les coopératives d'exploitation à travers la Suisse suivent les prédictions des agronomes avec un intérêt prudent. Des organisations telles que le Swiss Farmers' Union (Schweizerischer Bauernverband) reconnaissent le potentiel économique des cultures de niche à forte valeur ajoutée, mais insistent systématiquement sur les risques opérationnels encourus. Les défenseurs du secteur agricole soulignent que l'investissement en capital dans des cultures exotiques vivaces comporte une exposition financière à long terme, car un seul épisode de gel sévère ou une tempête de grêle peut détruire des années de croissance avant que les arbres n'atteignent leur pleine productivité commerciale.

Les agronomes et les services de vulgarisation agricole préconisent la mise en place d'essais en plein champ structurés et à long terme plutôt que des transitions commerciales rapides. Ils conseillent aux producteurs d'éviter les plantations spéculatives d'espèces sensibles sans données vérifiées sur leurs performances locales. Les organisations environnementales et les agences de gestion de l'eau suivent également de près les tendances de diversification des cultures, rappelant que tout virage vers des cultures tropicales ou subtropicales gourmandes en eau doit s'aligner sur les limites des ressources hydriques régionales et sur des directives strictes de protection de l'environnement.

## What we don't know yet Malgré des tendances thermiques claires, plusieurs incertitudes majeures subsistent quant à l'avenir de la culture de fruits exotiques en Suisse. Une question clé reste de savoir quels cultivars spécifiques peuvent résister de manière fiable à des irruptions soudaines d'air polaire ou à des gelées tardives de printemps, qui demeureront un risque malgré l'augmentation des températures moyennes. La recherche agronomique n'a pas encore établi la régularité des rendements à long terme pour de nombreuses espèces non traditionnelles dans les conditions variables de sol et de luminosité en Suisse.

Il reste également à déterminer dans quelle mesure les fruits exotiques cultivés en Suisse seront économiquement compétitifs face aux produits importés. Le coût élevé du foncier, les réglementations strictes du travail et le prix élevé des intrants agricoles en Suisse pourraient maintenir des coûts de production nettement supérieurs à ceux de leurs concurrents méditerranéens. En outre, la trajectoire exacte de la disponibilité locale en eau lors des futures sécheresses estivales reste incertaine, laissant en suspens la question de savoir si les infrastructures d'irrigation pourront soutenir la reconversion massive des vergers sans engendrer de graves conflits d'usage de l'eau.

## What to watch Au cours des prochaines années, des indicateurs clés révéleront à quelle vitesse la culture de fruits exotiques passera des prédictions théoriques à la réalité agricole en Suisse. Les chercheurs et les observateurs du secteur suivront de près les prochains rapports d'essais en champ et les guides techniques publiés par Agroscope et les écoles d'agriculture régionales. Ces publications fourniront les premières évaluations standardisées de la tolérance au froid, des besoins en eau et de la résistance aux maladies des espèces exotiques dans les conditions suisses.

Les parties prenantes devront également surveiller les évolutions réglementaires des plans régionaux de gestion de l'eau et des cadres de subventions agricoles. La manière dont les autorités cantonales attribueront les droits d'irrigation pendant les mois secs déterminera les zones géographiques où les cultures gourmandes en eau pourront être implantées de façon durable. Enfin, les statistiques annuelles sur l'utilisation du sol publiées par le Federal Statistical Office (FSO) serviront de point de référence objectif pour vérifier si les agriculteurs suisses commencent à consacrer des superficies mesurables à des cultures vivaces non traditionnelles.

Ce récit s'appuie sur le reportage original publié par Noemi Bachofner et Luigi Jorio.

Source : Noemi Bachofner; Luigi Jorio

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