Des articles originaux, sources toujours créditées

La Suisse lance un projet pilote de 11,6 millions de dollars pour remplacer Microsoft 365 par des logiciels open source

La Chancellerie fédérale suisse a engagé 9,8 millions de francs pour tester des alternatives open source à Outlook, Teams et Word au sein des départements fédéraux afin de renforcer la souveraineté numérique.

The Global Wire Newsroom ·

Link preview · horizonglobalnews.com

La Suisse lance un projet pilote de 11,6 millions de dollars pour remplacer Microsoft 365 par des logiciels open source

La Chancellerie fédérale suisse a engagé 9,8 millions de francs pour tester des alternatives open source à Outlook, Teams et Word au sein des départements fédéraux afin de renforcer la souveraineté numérique.

Share

Cet article a été traduit automatiquement par l'IA de notre rédaction depuis l'original en anglais. Lire en anglais

La Suisse lance un projet pilote de 11,6 millions de dollars pour remplacer Microsoft 365 par des logiciels open source

BERNE, Suisse — La Confédération suisse a lancé un programme pilote visant à remplacer le logiciel Microsoft 365 dans l'ensemble de son administration fédérale par des alternatives open source, amorçant ainsi un virage majeur dans la gestion de l'infrastructure numérique du pays. Dans le cadre d'un plan stratégique dirigé par la Chancellerie fédérale et rapporté par Alfonso Maruccia, les autorités suisses consacrent 9,8 millions de francs suisses (environ 11,6 millions de dollars) pour tester, intégrer et déployer des progiciels non propriétaires dans les offices fédéraux au cours d'une période de transition pluriannuelle. L'initiative, officiellement nommée « Plattform Future Workplace », vise à établir la souveraineté numérique, à éliminer la dépendance à long terme vis-à-vis d'un fournisseur et à aligner les opérations administratives sur les impératifs nationaux en matière de protection des données.

## Key facts - La Chancellerie fédérale suisse investit 9,8 millions de francs suisses (11,6 millions de dollars) dans un effort pluriannuel visant à remplacer les logiciels propriétaires de Microsoft par des alternatives open source. - Une phase de test initiale implique un groupe de 150 employés fédéraux évaluant des substituts non propriétaires pour des outils essentiels tels que Microsoft Outlook, Teams et Word. - Les progiciels open source évalués comprennent Nextcloud pour le stockage, Open-Xchange ou Thunderbird pour le courrier électronique, Element et le protocole Matrix pour la messagerie instantanée, ainsi que LibreOffice ou OnlyOffice pour le traitement de texte. - Le projet, intitulé « Plattform Future Workplace », répond aux préoccupations du Conseil fédéral suisse concernant la confidentialité des données, la conformité en matière de sécurité et la dépendance envers les fournisseurs. - Une évaluation complète des résultats du programme pilote est prévue pour la fin de l'année 2026 avant que les autorités fédérales ne déterminent l'étendue et le rythme d'un déploiement plus large à l'échelle de l'administration.

## What happened Le gouvernement fédéral suisse a officiellement entamé des démarches opérationnelles pour réduire sa dépendance à l'égard des logiciels de productivité basés sur le cloud de Microsoft. Coordonné par la Chancellerie fédérale, le projet « Plattform Future Workplace » représente un essai actif destiné à démontrer si les logiciels open source peuvent répondre aux exigences de sécurité, de fonctionnement et de collaboration d'un gouvernement national souverain.

Dans le cadre de la phase initiale de l'initiative, les autorités fédérales ont sélectionné un groupe d'essai de 150 employés de l'État à travers divers départements administratifs pour participer à des tests quotidiens. Ces agents accomplissent leurs tâches administratives courantes en utilisant des applications open source plutôt que leurs équivalents habituels de Microsoft 365. Le projet pilote cible spécifiquement trois composants fondamentaux du flux de travail administratif quotidien : Microsoft Outlook pour la gestion des courriels et des calendriers, Microsoft Teams pour la messagerie professionnelle et la visioconférence, et Microsoft Word pour la création et l'édition de documents.

Pour remplacer ces applications propriétaires, les administrateurs informatique suisses testent une suite d'outils open source matures adaptés à des fonctions administratives spécifiques : - Stockage de fichiers et collaboration : Nextcloud est déployé pour gérer la gestion de fichiers dans le cloud, la synchronisation de documents et les espaces de travail d'équipe partagés. - Services de courrier électronique et de calendrier : Les administrateurs testent Open-Xchange aux côtés de Mozilla Thunderbird comme solutions de remplacement potentielles pour l'architecture de messagerie et de planification d'Outlook. - Messagerie instantanée et téléphonie : La communication est canalisée via Element, un client de collaboration fonctionnant sur le protocole décentralisé Matrix, en remplacement de Microsoft Teams. - Applications de bureautique : L'édition de documents, le traitement de feuilles de calcul et les présentations sont gérés via LibreOffice et OnlyOffice.

L'allocation budgétaire pluriannuelle de 9,8 millions de francs suisses (11,6 millions de dollars) couvre l'intégration logicielle, la modification des infrastructures, le déploiement pilote et les mécanismes d'assistance aux utilisateurs. La feuille de route de la Chancellerie fédérale prévoit des phases progressives, permettant aux équipes techniques d'évaluer les performances, la résilience de la sécurité et les retours des utilisateurs dans des conditions administratives réelles avant d'étendre le déploiement à des départements plus importants.

## Why it matters L'initiative suisse met en lumière les tensions croissantes entre les gouvernements d'États souverains et les grands éditeurs multinationaux de logiciels cloud. Pour les institutions du secteur public, la dépendance à l'égard de plateformes de productivité hébergées à l'étranger et basées sur des abonnements crée des risques multiples englobant la conformité réglementaire, la prévisibilité budgétaire à long terme et l'indépendance technique nationale.

La souveraineté des données figure au premier rang de ces préoccupations. Les plateformes cloud exploitées par des entreprises technologiques américaines relèvent de cadres juridiques étrangers, tels que la loi américaine CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act), qui permet aux forces de l'ordre américaines de contraindre les entreprises technologiques américaines à divulguer des données hébergées sur des serveurs étrangers en vertu de mandats judiciaires spécifiques. Pour la Confédération suisse, dont le cadre légal privilégie une protection stricte des données et la confidentialité, le stockage de communications gouvernementales sensibles dans des écosystèmes cloud sous contrôle étranger présente des complications juridiques et juridictionnelles permanentes.

D'un point de vue financier, les modèles cloud propriétaires enferment les organismes publics dans des contrats d'abonnement continu où les coûts de licence, la disponibilité des fonctionnalités et l'accès aux API sont dictés par des entités commerciales externes. La transition vers des architectures open source permet aux administrations publiques de réallouer des ressources financières, auparavant consacrées aux frais de licence récurrents, vers des capacités techniques internes, des partenaires d'implémentation locaux et la maintenance de logiciels personnalisés.

En outre, la viabilité opérationnelle des suites open source dans le cadre d'un gouvernement fédéral comporte des implications plus larges pour la commande publique mondiale. Si la Suisse réussit la transition de son administration centrale en se séparant de Microsoft 365 sans sacrifier l'efficacité des flux de travail ni les capacités de communication transfrontalière, elle fournira un modèle opérationnel concret pour d'autres gouvernements souverains cherchant à réduire la dépendance envers les fournisseurs et à conserver un contrôle juridique direct sur leurs données institutionnelles.

## The background La décision de la Suisse de s'éloigner de Microsoft 365 s'inscrit dans le cadre d'un débat plus large et de longue date au sein de l'administration publique européenne concernant le rôle des logiciels propriétaires dans les infrastructures étatiques. Le Conseil fédéral suisse a réévalué à plusieurs reprises les risques associés à la dépendance fédérale à l'égard des plateformes cloud commerciales, soulignant les inquiétudes relatives au verrouillage par le fournisseur, à la conformité aux normes nationales de cybersécurité et à l'application des exigences suisses en matière de protection des données.

À travers l'Europe, les organisations du secteur public ont suivi diverses stratégies pour affirmer leur souveraineté numérique, avec des résultats historiques mitigés qui éclairent les approches techniques actuelles : - Schleswig-Holstein, Allemagne : Dans le cadre de l'une des plus importantes migrations contemporaines du secteur public en Europe, cet État du nord de l'Allemagne a annoncé son intention de faire passer environ 30 000 ordinateurs du gouvernement de Microsoft Windows et Microsoft Office à Linux et LibreOffice, ainsi qu'à des outils de collaboration open source. - Gendarmerie nationale française : La force de police française a engagé une transition historique à la fin des années 2000 en déployant « GendBuntu » — une version personnalisée du système d'exploitation open source Ubuntu Linux — aux côtés de logiciels bureautiques open source sur des dizaines de milliers de postes de travail, réduisant ainsi ses dépenses de licence logicielle à long terme. - Ville de Munich, Allemagne : Le projet historique « LiMux » de Munich, lancé en 2004, a permis de faire migrer avec succès plus de 15 000 ordinateurs municipaux vers Linux et des outils bureautiques open source. Cependant, des changements politiques et des plaintes concernant la compatibilité des documents entre services ont amené les dirigeants municipaux, en 2017, à autoriser un retour partiel aux systèmes Microsoft, soulignant la complexité politique et technique inhérente aux transitions logicielles à grande échelle.

Les initiatives open source modernes diffèrent considérablement des migrations de postes de travail du début des années 2000 grâce à la maturation des standards web, au déploiement de logiciels en conteneurs et aux protocoles ouverts de niveau entreprise comme Matrix. Plutôt que de simplement remplacer les systèmes d'exploitation de bureau, les efforts actuels se concentrent sur le remplacement d'écosystèmes d'applications cloud unifiés par des modules ouverts interconnectés et auto-hébergés.

## Reaction Les responsables fédéraux suisses gérant l'initiative « Plattform Future Workplace » ont noté que, bien que les outils techniques open source soient matures, leur mise en œuvre opérationnelle présente des défis organisationnels distincts. Des évaluations internes citées par les coordinateurs du projet identifient trois obstacles opérationnels principaux : - Adaptation et reconversion du personnel : Rééduquer le personnel gouvernemental qui s'est appuyé sur les interfaces Microsoft Office tout au long de sa carrière professionnelle nécessite des programmes de formation structurés afin d'éviter une baisse de la productivité quotidienne. - Intégration des systèmes existants : L'intégration d'applications open source avec des bases de données fédérales patrimoniales vieilles de plusieurs décennies, des outils administratifs spécialisés et des scripts de flux de travail personnalisés représente une tâche d'ingénierie complexe. - Interopérabilité externe : Maintenir un échange fluide de documents, la planification de calendriers et la visioconférence avec des entités externes — notamment les organismes diplomatiques internationaux, les gouvernements cantonaux et les prestataires privés qui utilisent des formats Microsoft — exige des tests de compatibilité rigoureux.

Bien que les déclarations publiques des éditeurs de logiciels n'aient pas été détaillées dans les premières communications, les analystes du secteur notent que les grands fournisseurs de technologies commerciales défendent régulièrement les plateformes cloud d'entreprise en mettant en avant la protection automatisée contre les menaces, les mises à jour de conformité et de vastes écosystèmes d'intégration tiers qui nécessitent des ressources d'ingénierie internes considérables pour être reproduits dans des environnements auto-hébergés.

## What we don't know yet Plusieurs éléments techniques et organisationnels critiques de la stratégie de migration suisse restent à clarifier à mesure que la phase pilote se poursuit : - Sélection finale des composants : La Chancellerie fédérale n'a pas arrêté le choix des applications open source spécifiques qui seront retenues pour un déploiement à long terme, les équipes techniques effectuant actuellement des tests parallèles entre des outils concurrents tels qu'Open-Xchange et Mozilla Thunderbird pour la messagerie, ou LibreOffice et OnlyOffice pour la gestion de documents. - Budget total de la migration : Bien que 9,8 millions de francs suisses aient été réservés pour la phase pilote et les phases initiales de mise en œuvre, la dépense financière totale nécessaire pour achever une migration à l'échelle de l'ensemble des départements fédéraux n'a pas été divulguée. - Étendue des départements participants : Les offices fédéraux et branches administratives spécifiques représentés au sein du groupe d'essai initial de 150 personnes n'ont pas été détaillés publiquement, laissant ouvertes les questions sur la manière dont les différents flux de travail opérationnels sont échantillonnés. - Modèle d'hébergement de l'infrastructure : Il reste à confirmer si le gouvernement fédéral prévoit d'héberger l'ensemble de l'infrastructure open source exclusivement sur des installations de serveurs internes appartenant à l'État ou s'il fera appel à des prestataires de centres de données nationaux tiers.

## What to watch La progression de la transition de la Suisse vers le logiciel libre sera déterminée par plusieurs étapes clés et décisions politiques à venir : - Étape d'évaluation de la fin 2026 : La Chancellerie fédérale doit achever son examen formel du programme pilote à la fin de l'année 2026. Les conclusions évalueront les retours des utilisateurs, la fiabilité technique, la conformité en matière de sécurité et les indicateurs d'interopérabilité, servant de base décisive pour donner ou non le feu vert à un déploiement complet dans toute l'administration. - Marchés publics et attribution de contrats : Les observateurs surveilleront les registres des marchés publics du gouvernement suisse pour déceler les contrats attribués aux intégrateurs de logiciels open source, aux auditeurs de sécurité et aux entreprises de support technique spécialisées dans les déploiements de Nextcloud, Matrix et de l'écosystème Linux. - Solutions d'interopérabilité : Les stratégies techniques développées par les ingénieurs suisses pour assurer une conversion fluide des formats de fichiers et une planification interplateforme avec les organisations partenaires centrées sur Microsoft constitueront des indicateurs critiques de viabilité opérationnelle. - Évolutions politiques et cantonales : De futures directives du Conseil fédéral suisse ou des gouvernements cantonaux pourraient étendre les obligations de recours à l'open source au-delà de l'administration fédérale, pour toucher les institutions publiques régionales et le système éducatif.

Ce rapport est basé sur une couverture de presse originale publiée par Alfonso Maruccia.

Source : Alfonso Maruccia

À lire aussi